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mercredi 1 juillet 2009

Emploi de salariés handicapés : nouvelles modalités de décompte











Les employeurs occupant au moins 20 salariés sont en principe tenus d’embaucher des travailleurs handicapés à hauteur de 6 % de leur effectif total ou de verser une contribution à l’AGEFIPH (C. trav., art. L. 5212-3).

 Décompte des bénéficiaires

Jusqu’à présent chaque personne qui avait été présente pendant au moins 6 mois au cours des 12 derniers mois comptait pour une unité, quelles que soient la nature et la durée de son contrat de travail (CDI, CDD, temps partiel, temps complet).
Seuls les salariés temporaires et les salariés d’entreprises extérieures étaient pris en compte à due proportion de leur temps de présence au cours des 12 mois précédents.

À partir de l’année 2009 (déclaration à souscrire avant le 15 février 2010), la condition de présence minimale de 6 mois est supprimée et la prise en compte de tous les travailleurs handicapés doit être pondérée en fonction de la durée de présence effective au cours de l’exercice (C. trav., art. L. 5212-14 ; L. no 2008-1249, 1er déc. 2008, art. 27, JO 3 déc.).

Ainsi, chaque personne est prise en compte « à due proportion de son temps de présence dans l’entreprise au cours de l’année civile », quelles que soient la nature ou la durée de son contrat de travail, dans la limite d’une unité et dans les conditions suivantes :
– les salariés dont la durée de travail est supérieure ou égale à la moitié de la durée légale ou conventionnelle sont décomptés dans la limite d’une unité. Ainsi, si le salarié est en CDI, il compte pour une unité. En revanche, s’il est en CDD de 4 mois à temps plein, il compte pour 1 x 4/12 = 0,33

– ceux dont la durée de travail est inférieure à la moitié de la durée légale ou conventionnelle sont décomptés pour une demi-unité. Dans ce cas précis, le décret du 9 juin 2009 explique comment procéder à la proratisation si le salarié n’a pas été présent toute l’année : pour le calcul du nombre de travailleurs handicapés dans l’effectif des entreprises au  titre de l’année civile, chaque demi-unité est ensuite multipliée par le nombre de jours de présence du salarié dans l’entreprise, rapporté à l’année (C. trav., art. R. 5212-1-1).

Prise en compte des stagiaires

À partir de l’année 2009 (déclaration en 2010), les employeurs pourront s’acquitter partiellement de leur obligation d’emploi en accueillant en stage (au-delà des stages de formation professionnelle admis jusqu’à présent) des personnes handicapées, dans la limite de 2 % de l’effectif total des salariés de l’entreprise.
Ainsi, sont désormais prises en compte, les personnes effectuant (C. trav., art. R. 5212-10) :
– un stage relevant de la formation professionnelle, financé par l’État ou la région (C. trav., art. L. 6341-3) ;
– un stage organisé par l’Agefiph ;
– un stage prescrit par Pôle emploi ;
– un stage à l’initiative d’un établissement scolaire (C. éduc., art. L. 331-4) ;
– un stage étudiant en entreprise relevant de l’article 9 de la loi no 2006-396 du 31 mars 2006.


Dans tous ces cas, la durée du stage doit être au moins égale à 40 heures (et non plus à 150 heures) et le stage doit faire l’objet d’une convention tripartite signée par l’entreprise, l’organisme de formation ou d’insertion et le stagiaire (C. trav., art. R. 5212-11). Cette convention sera jointe à la déclaration d’emploi.

Voir ici le decrêt précisant ces nouvelles modalités


samedi 13 juin 2009

Négociation Annuelle Obligatoire : à défaut de NAO, les allégements de charges Fillion devront être réduits de 10%


Le ministère du Travail et la Direction de la Sécurité sociale apportent des précisions sur la mise en œuvre de l’allégement Fillon et des exonérations de cotisations pour les entreprises respectant leur obligation de négocier sur les salaires.

Afin de dynamiser les négociations salariales au niveau des entreprises et des branches, la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenue du travail réserve le bénéfice plein et entier de l’allégement Fillon aux entreprises respectant leur obligation de négocier sur les salaires dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO).

Dans une circulaire commune datée du 29 mai, le ministère du Travail et la Direction de la Sécurité sociale apportent des précisions. Rappelons que les dispositions de cette loi sont applicables depuis le 1er janvier 2009.

Précisions sur l’obligation de négocier

La circulaire rappelle tout d’abord que seules sont concernées les entreprises soumises à l’obligation annuelle de négocier sur les salaires, autrement dit celles de 50 salariés et plus disposant d’une section syndicale et celles de moins de 50 salariés dans lesquelles un syndicat représentatif a désigné un délégué du personnel comme délégué syndical.


Le bénéfice total des allégements est conditionné au respect par l’employeur de son obligation d’engager chaque année une NAO portant sur les salaires effectifs. La circulaire apporte des précisions sur cette condition.

Allégements et exonérations concernés

Il s’agit des allégements généraux de cotisations dits « allégement Fillon », ainsi que des exonérations ciblées géographiquement pouvant remplacer ces allégements dans certaines zones.

Sanctions progressives

En cas de non-respect de l’engagement de NAO sur les salaires au cours d’une année civile, le montant des allégements et exonérations au titre des salaires versés cette même année est réduit de 10 %. La circulaire précise que l’entreprise devra spontanément régulariser sa situation au titre de l’année civile au cours de laquelle il n’a pas engagé la NAO. La loi étant applicable depuis le 1er janvier 2009, l’entreprise qui n’aura pas respecté en 2009 l’obligation de NAO devra opérer une diminution de 10 % sur le tableau récapitulatif des cotisations de 2009, exigible en janvier 2010.


Si l’entreprise ne respecte pas son obligation de négociation pendant trois années consécutives (par exemple en 2009, 2010, 2011), elle sera totalement privée du bénéfice des allégements et exonérations au titre des rémunérations versées au cours de la troisième année (dans l’exemple, 2011). Dans ce cas, elle devra calculer les cotisations dues au titre de l’ensemble de cette troisième année sans tenir compte desdits allégements et cotisations.

dimanche 8 février 2009

Maintien des garanties prévoyance aux CDD et salariés licenciés


Nous (professionnels de la fonction RH) avons été nombreux à nous interroger sur les modalités d’application de l’article 14 de l’ANI (Accord National Interprofessionnel), qui devait entrer en vigueur à compter du 19 janvier 2009.

  •  Rappel de l’objet de l’article 14 de l’accord du 11 janvier 2008 :

le bénéfice des garanties prévoyance et frais de santé en cas de rupture du contrat de travail non consécutive à une faute lourde.

Ce maintien de garantie est financé conjointement par l’employeur et l’ancien salarié et a vocation à s’appliquer pendant une partie de la période de chômage de l’intéressé, pour une durée minimum de 3 mois et sans pouvoir excéder un tiers de la durée du droit à indemnisation au titre du chômage.

  • La bonne nouvelle :
Compte tenu des problèmes pratiques posés par l’application concrète de cette disposition, personne n’ayant trouvé la recette miracle, il a été signé un avenant reportant l’entrée en vigueur du dispositif d’ici le 1er mai 2009.

En cliquant
  sur ce lien vous trouverez (rare !) copie de cet avenant.

  • MISE A JOUR AVRIL 2009 :

    Les discussions qui se sont déroulées vendredi 24 avril entre représentants des employeurs et des salariés n'ont pas permis de trouver un accord sur les modalités d'application du dispositif de portabilité des garanties santé et prévoyance créé par l'article 14 de l'Accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008.

    La question de l'applicabilité de ce dernier aux salariés en CDD reste en effet au centre des débats, certaines fédérations patronales étant particulièrement inquiètes de devoir couvrir cette population.

    Les partenaires sociaux ont donc décidé de reporter au 1er juillet 2009 l'entrée en vigueur du dispositif.

  • MISE A JOUR 18 MAI 2009 :

À l’issue de la réunion, le 18 mai, sur la mise en œuvre de l’article 14 de l’ANI, trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et FO) ont émis un avis favorable sur le projet d’avenant.

Ce texte prévoit que les salariés, pris en charge par les Assedic, garderont le bénéfice de leurs garanties santé et prévoyance dès lors que ces droits auront « été ouverts chez le dernier employeur » et « pour des durées égales à la durée de leur dernier contrat de travail, dans la limite de neuf mois ».
Le projet d’avenant précise aussi que « le financement de ce maintien de garanties est assuré conjointement par l’ancien salarié et l’ancien employeur, dans les proportions et dans les conditions applicables aux salariés de l’entreprise ».



dimanche 11 janvier 2009

Réforme de la Formation professionnelle : signature de l'ANI du 7 janvier 2009



Mercredi 7 janvier 2009 a été signé après des nombreuses heures de négociation l’Accord National Interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels.

Voiçi un résumé simplifié des principales modifications négociées dans cet accord.

Les modifications du plan de formation

Au niveau du plan de formation, seules deux catégories d’action subsistent et seront présentées lors de la consultation du comité d’entreprise :

  • les actions d’adaptation au poste de travail et d’évolution ou au maintien dans l’emploi dans l’entreprise, qui seront sont réalisées pendant le temps de travail ;
  • les actions liées au développement des compétences, qui pourront être réalisées hors temps de travail

Le contrat de professionnalisation

Les entreprises sont incitées à conclure des contrats de professionnalisation pour un certain nombre de public (public les plus éloignés de l’emploi et catégories définies dans le texte). Un tuteur externe pourra d’ailleurs être nommé, en accord avec l’entreprise et sous la forme d’un accompagnement ,pour gérer les problèmatiques distinctes de la formation (transport, logement, santé). La prise en charge de cet accompagnement se fera sous forme de convention entre l’Opca, Pôle Emploi, l’Etat, les Régions ou les départements.

Les dispositifs du DIF et CIF

Concernant le DIF et le CIF, un groupe de travail paritaire est chargé de formuler des propositions pour optimiser ces dispositifs pour que chaque salarié puisse vraiment être acteur de son évolution professionnelle. Ce groupe doit être formé avant le 31 janvier et rendra ses conclusions le 30 avril. Sur la base de ces conclusions, un avenant à l’ANI du 7 janvier sera négocié.

La sécurisation des parcours professionnels et la formation

L’ANI  prévoit également un mécanisme de financement de la portabilité du Droit individuel à la formation pour gérer les ruptures de contrat de travail ouvrant droit à prise en charge par le régime d’assurance-chômage.

Un dispositif de formation initiale différée, mis en oeuvre notamment par le CIF est rajouté.  Les salariés, qui ont arrêté leur formation initiale avant ou au terme du premier cycle de l’enseignement supérieur, et en priorité ceux qui n’ont pas obtenu de qualification professionnelle reconnue, pourront grâce à lui accéder à une formation qualifiante ou diplômante d’une durée totale maximale d’un an.

L’ANI fournit également des précisions sur le bilan d’étape professionnel, prévu dans le cadre de l’accord national interprofessionnel sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) du 14 novembre 2008 pour contribuer à la sécurisation des parcours professionnels.

Tout salarié qui le souhaite pourra aussi établir son passeport formation sur la base du modèle élaboré et mis à jour par le Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). Il sera mis en ligne sur le site internet et du FPSPP et sur ceux des Opca et des Opacif.

Les partenaires sociaux mettent également l’accent sur la nécessité d’anticipation en terme de métiers et de qualifications, ce qui passe par :

  • une amélioration de la lisibilité des différentes certifications professionnelles
  • le développement de la validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • le développement des travaux conduits par les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications
  • la meilleur diffusion et communication de ces travaux
  • Un travail sur l’acquisition d’un socle commun de compétences (aptitude à travailler en équipe, la maîtrise des outils informatiques et bureautiques, pratique de l’anglais)

Qualification et requalification

Les partenaires sociaux souhaitent accroître les actions au bénéfice des individus fragilisés sur le marché de l’emploi. L’objectif annoncé est de former en plus 500 salariés parmi les moins qualifiés et 200 000 demandeurs d’emploi. Le financement de ces actions pourra venir notamment des Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) par le biais des OPCA.

OPCA : plus de transparence et de conseils aux entreprises

Les missions des OPCA sont reprécisées (collecte, de gestion, de mutualisation et de financement des actions de formation) et le texte insiste fortement sur leur rôle d’information et de conseil auprès des entreprises. Il précise également que la transparence des activités des Opca et des Opacif doit être renforcée.

Gouvernance de la formation

Une distinction est faite entre :

  • ceux qui ont la responsabilité du suivi et de la mise en œuvre des politiques 
  • ceux qui ont la responsabilité de l’application de ces modalités auprès des entreprises et des salariés

L’ANI prévoit également la création du Conseil national d’évaluations de la formation pour  :

  • mener ou faire réaliser tous travaux d’évaluation concernant les politiques paritaires de formation professionnelle
  • mesurer le niveau de formation des publics concernés par les politiques de formation professionnelle, en particulier la maîtrise du socle de compétences
  • évaluer la satisfaction des entreprises et des différents publics bénéficiaires


Déclaration d'Emploi des Travailleurs Handicapés

Délai supplémentaire pour la déclaration obligatoire d'emploi des travailleurs handicapés sur Internet


Les entreprises dont l'effectif est au moins égal à 20 salariés doivent remplir chaque année une déclaration obligatoire d'emploi de travailleurs handicapés (DOETH), à adresser à la direction départementale du travail le 15 février au plus tard. Le cas échéant, l'entreprise doit également s'être acquittée, au plus tard à cette date, de sa contribution auprès de l'AGEFIPH.

Les entreprises qui ont déjà effectué une déclaration l'an passé bénéficient d'un délai supplémentaire, jusqu'au 28 février, si elles choisissent de déclarer leur DOETH en ligne et de télépayer leur contribution. Attention, l'ouverture de la télédéclaration est prévue le 15 janvier 2009.

Temps de travail & Durée du travail

Vous vous posez des questions sur ces sujets ?

Vous voulez connaitre les définitions du temps de travail effectif et de repos ?

Qu'est-ce que l'astreinte ?

Quels sont les différents modes d'organisation du temps de travail ?

Les modalités de mise en oeuvre du compte épargne temps ?

Toutes les réponses à ces questions et à bien d'autres sur cet excellent billet que je vous conseille : Temps et durée du travail

samedi 25 octobre 2008

La Fonction de Direction des Ressources Humaines

En lien étroit avec la direction générale, les cadres de la direction des ressources humaines orientent et/ou accompagnent la stratégie économique de l'entreprise en mettant en avant sa dimension sociale.

La direction des ressources humaines figure parmi les grandes directions support de l'entreprise. Elle est pilotée par le directeur des ressources humaines (DRH)

Les directeurs des ressources humaines sont le plus souvent rattachés à la direction générale de l'entreprise et siègent le plus souvent au comité de direction.

 

Cette fonction remplit au sein de l'entreprise une triple mission :

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dimanche 19 octobre 2008

La rupture conventionnelle du CDI : explications et modèle !

Depuis la loi du 25 juin 2008 « portant modernisation du marché du travail » (JO du 26 juin), l’employeur et le salarié peuvent convenir d’un commun accord de rompre le contrat de travail en CDI qui les lie.

Cette rupture conventionnelle du contrat de travail obéit à une procédure spécifique : entretien(s) entre les deux parties, homologation de la convention…

Elle est entourée d’un certain nombre de garanties pour le salarié et lui ouvre droit au bénéfice de l’allocation d’assurance chômage.

En quoi consiste la rupture conventionnelle ?

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vendredi 17 octobre 2008

DRH & Recruteurs : révisez votre anglais ! (leçon n°2)

Une petite révision du vocabulaire spécifique au recrutement,
ça ne fera de mal à personne !

Allez : lancez-vous ou testez vous !

let's go !

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mercredi 15 octobre 2008

L'obligation de reclassement réaffirmée par la Cour de Cassation dans un arrêt du 24 juin 2008

En cas de licenciement économique, l'employeur ne remplit pas son obligation s'il ne propose pas toutes les possibilités de reclassement y compris à l'étranger lorsque des possibilités existent.

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mardi 14 octobre 2008

Plan de formation : rappel des nouvelles dates de consultation du CE !


Le comité d'entreprise (à défaut, les délégués du personnel) doit être consulté sur le plan de formation au cours de deux réunions distinctes portant respectivement sur :

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mardi 7 octobre 2008

Rénovation du dialogue social : le Big Bang annonçé !



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samedi 4 octobre 2008

Mon Géo CV

déplacez-vous sur la carte de France et cliquez sur les bulles de couleur pour visualiser mon "Géo-parcours" professionnel...!!!!

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lundi 29 septembre 2008

Spécial rentrée sociale : les mesures phare de la loi de « modernisation du marché du travail »

Spécial rentrée sociale : les mesures phare de la loi de « modernisation du marché du travail » et de la loi sur « la démocratie sociale et la réforme du temps de travail ».

Temps de travail

Les cadres « au forfait » dont le plafond de jours travaillés par an s’élevait jusqu’alors à 218 jours, peuvent être amenés désormais à travailler jusqu’à 235 jours par an. Dans ce cas, ils touchent, à partir de la 219e journée, des heures supplémentaires majorées d’au moins 10%. Certains cadres pourraient même travailler davantage. Les accords d’entreprise ont la possibilité d’aller jusqu’au maximum légal de 282 jours par an, fixé par la législation européenne. Or, dorénavant, les accords d’entreprise supplantent les accords conclus au niveau de la branche professionnelle. Toutefois, en l’absence de renégociation de l’accord d’entreprise ou de branche, le temps de travail des cadres ne change pas. lire ici pour plus de détails.

Rupture conventionnelle

Employeurs et salariés ont la possibilité aujourd’hui de se séparer d’un commun accord et le salarié pourra alors bénéficier dans ce cas des allocations chômage. Ils doivent remplir une convention de rupture mentionnant le montant des indemnités, la date envisagée du départ et éventuellement d’autres clauses. Une demande d’homologation de la convention de rupture est envoyée à la direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTE). En l’absence de réponse dans un délai de 15 jours calendaires, l’homologation est jugée acquise.

CDD à objet défini

Réservé aux ingénieurs et cadres, ce contrat, calqué sur les contrats de chantier en vigueur dans le BTP, est conclu dans le cadre de la réalisation d’une mission bien précise. Il doit durer au moins 18 mois et ne peut excéder 36 mois. Il ne peut être renouvelé puisqu’il répond à la mise en place d’un projet défini.

Période d’essai

La durée maximum de la période d’essai dans le cadre d’un CDI est fixée par la loi et, par exemple, passe de 3 à 4 mois pour les cadres. Elle peut être reconduite une fois (soit 8 mois au total pour les cadres). L’employeur peut la rompre à tout moment sans devoir justifier d’un motif. Il doit, toutefois, respecter des « délais de prévenance » (24 heures pour moins de 8 jours de présence, 48 heures pour moins d’un mois de présence, 2 semaines pour plus d’un mois, 1 mois à partir de 3 mois de présence).

Pour aller plus loin :

lisez mon billet sur la loi du 26 juin

Téléchargez la loi du 26 juin = "modernisation du marché du travail".

Téléchargez la loi du 20 août = "démocratie sociale et réforme du temps de travail".


mardi 16 septembre 2008

DRH : Testez votre anglais !

Comprenez-vous ce petit texte sur un thème RH incontournable ?


Enrichissez votre vocabulaire RH en faisant ce petit exercice d'anglais !

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vendredi 12 septembre 2008

CADRES : les clés pour comprendre la reforme du forfait annuel en jour !

Réponses aux questions

sur la réforme de la durée du travail

des cadres :


loi du 20 août 2008

portant rénovation de la démocratie sociale

et réforme du temps de travail.



Pourquoi la réforme parle t-elle de 235 jours ?

  • Faites le calcul : 365 jours calendaires – 52 dimanches – 52 samedis – 25 jours ouvrés de congés légaux – le 1er mai (férié chômé) = 235 jours.

Et avant la réforme ?

  • Avant cette réforme le forfait annuel en jours travaillés était de 218 jours maximum : 235 jours maxi aujourd’hui – 218 jours maxi avant = 17 jours d’écart.

Le passage à 235 jours annuel est-il automatique ?

  • Non.
  • Rien n'est automatique : l'évolution de la situation de chacun dépendra des renégociations dans son entreprise et, le cas échéant, de l'accord individuel qu'il passera de gré a gré avec sa direction.

Les cadres vont-ils forcément perdre des RTT ?

  • Non. Les accords préexistants restent en vigueur et la loi ne leur fixe pas d'échéance de validité. Pour modifier la donne, un employeur doit donc dénoncer l'accord en cours, puis le renégocier.
  • Pour être valable, cet accord d'entreprise devra être signé par des syndicats ayant recueilli au moins 30 % des voix aux élections professionnelles, et que des syndicats totalisant au moins 50 % des voix ne fassent pas jouer leur droit d'opposition. Pour le gouvernement, « ces garde-fous empêcheront tout accord abusif ».

Combien de jours un cadre sera-t-il amené à travailler ?

  • En théorie, un employeur pourra proposer à ses cadres de ne conserver comme jours chômés que le 1er mai, les 52 dimanches et les cinq semaines de congés payés. On imagine toutefois mal un syndicat signer un tel accord qui amènerait les cadres à travailler 282 jours !
  • En l'absence de plafond fixé par accord, la loi impose un plafond de 235 jours. Celui-ci devrait, dans les faits, devenir la véritable limite que se fixeront les employeurs. Cela correspond à une année de travail (365 jours) durant laquelle le salarié garderait tous ses samedis (52) et dimanches (52), 25 jours de congés payés et le 1er mai. Bref, un retour aux cinq semaines de congés annuels, les jours fériés en moins...

Un cadre pourra-t-il garder ses RTT s'il le demande ?

  • Pas vraiment. En cas d'accord d'entreprise redéfinissant le temps de travail, celui-ci s'imposera naturellement à tous. En revanche, tous les ans, l'employeur pourra aussi proposer à chaque salarié de dépasser le nombre de jours fixés par l'accord collectif. Autrement dit, un cadre ne pourra pas travailler moins, mais il pourra travailler plus : un accord individuel écrit, d'une durée d'un an et directement négocié avec sa direction, fixera alors les modalités (jours travaillés et chômés, rémunérations, etc.). Une même entreprise pourra donc compter des cols blancs disposant chacun de sa propre durée de travail.

La perte de RTT sera-t-elle liée à une hausse de salaire ?

  • Oui, tout au moins au-delà d'un certain seuil. Les contreparties salariales à la hausse du temps de travail font partie des sujets qui seront discutés lors des renégociations d'accords. Tout dépendra donc de ce qu'arrêteront alors les syndicats et la direction, qui ont toute latitude, tant qu'ils restent sous la barre des 218 jours de travail par an. Au-delà de ce seuil (ou au-delà du seuil fixé par l'accord si celui-ci est inférieur à 218 jours), la loi impose que les jours travaillés soient rémunérés « au moins 10 % » de plus. Le salaire perçu pour ces jours majorés sera exonéré d'impôt sur le revenu et de cotisations.

Faudra-t-il travailler les jours fériés ?

  • Ce n'est pas impossible. Seul le 1er mai (fête du travail) sera obligatoirement chômé. Pour les autres jours, tout dépendra de ce que les syndicats, ou chaque cadre, auront négocié. Un accord aura, comme aujourd'hui d'ailleurs, toute latitude pour définir les jours fériés chômés et ceux travaillés.
  • Dans les faits, travailler 235 jours par an dans les conditions décrites peut ainsi revenir à renoncer à tous les jours fériés (hormis le 1er mai). Mais rien n'empêche de garder, par exemple, le 25 décembre et le 14 juillet fériés, et de compenser en travaillant deux samedis à la place.

A télécharger :
-> Loi du 20 août 2008

mercredi 10 septembre 2008

Responsables RH : cultivez vos atouts pour négocier sereinement !

La négociation qui intervient dans un climat de tension ou sous la contrainte, sera plus facilement contrôlable si certains principes sont respectés 


  1.  Il faut d’abord avoir entretenu, préalablement, une habitude de contact et de dialogue avec les partenaires sociaux. Des rencontres régulières, d’échange, créent et facilitent un climat de confiance, qui modifie profondément l’atmosphère des négociations. On se connaît, on s’estime, on n’est pas des adversaires !

  2. Il faut que l’entreprise joue le jeu de la transparence : donner avant et pendant la négociation, le maximum d’information aux partenaires sociaux, n’affaiblit pas, comme certains le pensent, mais renforce le dialogue et le respect réciproque.

  3. Il faut accepter de négocier à tous les niveaux et au plus près du problème rencontré : si le problème est spécifique à un service, négocier au niveau du service et non du département ou de l’établissement.

  4. Il faut communiquer de manière équilibrée avec les salariés : le manager doit informer directement et régulièrement les autres acteurs car maintenir les salariés dans l’ignorance, c’est laisser la voie libre à l’imagination individuelle ou collective, voire à la surenchère des partenaires sociaux !

  5. Il faut aussi gérer « en temps réel » la communication avec l’encadrement : les membres de l’encadrement ne doivent pas se sentir « hors jeu » comme cela se voit souvent vis-à-vis de leurs propres collaborateurs eux-même directement informés par leurs représentants syndicaux ! L’encadrement doit pouvoir continuer à jouer son rôle en expliquant à ses collaborateurs les enjeux réels de la négociation en cours.

  6. Il faut accepter de « prendre le temps » de discuter et négocier : si les partenaires sociaux vous sentent pressés, ils seront d’autant plus exigeants.

NB : ce billet est la suite du billet "Les conditions humaines d'une bonne négociation entre partenaires sociaux" publié le 5 septembre.

mardi 9 septembre 2008

La loi de modernisation du marché du travail est entrée en vigueur le 26 juin 2008

La loi de modernisation du marché du travail est entrée en vigueur le 26 juin 2008

Ce qu’il faut savoir en synthèse :

Cette loi procède aux modifications législatives rendues nécessaires pour la mise en œuvre de certaines dispositions de l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 21 janvier 2008 par trois organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA) et quatre des cinq syndicats représentatifs au niveau national (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC).

Les principales dispositions de cette loi concernent :

- la période d’essai : conditions de validité de la période d’essai, durée maximale et renouvellement, délai de prévenance en cas de rupture, prise en compte possible de certains stages effectués dans l’entreprise…

- la création d’un CDD pour la réalisation d’un objet défini : salariés concernés (ingénieurs et cadres, au sens des conventions collectives), durée (min. 18 mois ; max. 36 mois), conditions de mise en œuvre (accord de branche étendu ou, à défaut, accord d’entreprise), etc. ;

- l’information du CE ou des DP sur le recours aux CDD, à l’intérim ou au portage salarial

- l’instauration d’une possibilité de rupture conventionnelle du contrat de travail : procédure, garanties offertes au salarié…

- l’abrogation des dispositions du Code du travail relatives au contrat « nouvelles embauches » (CNE).

- la création d’un cadre légal pour le portage salarial.


A télécharger :
  1. loi de modernisation du marché du travail
  2. Accord nationnal interprofessionnel du 11 janvier 2008

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vendredi 5 septembre 2008

Les conditions humaines d'une bonne négociation entre partenaires sociaux !

photo corde RH

Négocier c’est d’abord écouter !

Voici à mon sens quelques règles de bonne conduite pour mener une bonne négociation (à l’attention des responsables RH ou autre négociateur désigné ad hoc) :

1 - Respecter son partenaire, considérer l’autre comme son alter ego ; On ne négocie bien qu’en situation de parité sinon on impose ! Au représentant du pouvoir que nous représentons, s’opposent les représentants des salariés. Il faut évincer toute trace de supériorité ou de mépris, sinon c’est l’échec assuré !

2 - Vouloir aboutir à un résultat équilibré : arracher un accord par la ruse, l’autorité, l’intimidation… provoquera à terme une situation de crise ; l’objectif à atteindre c’est l’accord « gagnant-gagnant ».

3 - Avoir la volonté de coopérer : avant et après la période de négociation, il faut créer les bases d’un savoir-vivre ensemble et les maintenir.

4 - Pratiquer une écoute active de l’autre : derrière les revendications initiales, souvent excessives, se cachent de vrais besoins et des signes d’ouverture sur les solutions ou les pistes de solution. Il faut savoir aller au-delà de l’objectif proclamé haut et fort !

5 - S’être défini ses propres objectifs : l’objectif est nécessaire mais il ne faut pas non plus être trop rigide et savoir s’ajuster (on ne peut pas suivre un plan élaboré au millimètre !).

6 - Impliquer l’encadrement : informer, voire créer des groupes de travail d’encadrants qui étudient tel ou tel point du dossier. Ou bien , avant la négo, solliciter les encadrants pour détecter les sujets à aborder. (A ce sujet, il apparaît nécessaire d’intégrer des objectifs sociaux dans l’évaluation des encadrants).

7 - Oser associer des salariés non mandatés : sur des problèmes spécifiques à une catégorie de salariés par exemple.

8 - Rechercher le compromis : et non pas la « compromission » !

9 - Globaliser la discussion : ne pas négocier clause par clause car le dialogue global structure les échanges possibles et les concessions réciproques : négocier c’est savoir rebondir sur ce qui apparaît au cours de la discussion, accepter l’imprévu sans à priori ni blocage intellectuel… on échoue souvent parce que chacun est parti d’une certitude qui ne correspond pas à la réalité.

10 - Refuser toute politisation de la négociation : la négo ne doit pas être prise en otage par des opposition qui ne regardent pas l’entreprise.

11 - N’exclure aucun sujet de la négociation : ne pas refuser la discussion sur des sujets périphériques… En outre, il faut noter que l’habitude de négocier sur des sujets mineurs favorise l’aboutissement sur les points difficiles.

La meilleure école est sûrement d’anticiper les conflits en les réglant, dès les 1er symptômes, par la négociation.

Dans un prochain billet vous lirez « quels atouts pour une bonne négociation ? ».

dimanche 31 août 2008

La déclaration des accidents du travail en ligne !

Lorsqu'un accident de travail a lieu au sein de votre entreprise, le Responsable RH ou de l'employeur est tenu de le déclarer à la CPAM dont dépend le salarié victime et ceci dans les 48 heures.

Cette déclaration était jusqu'à présent uniquement écrite, adressée par lettre à la CPAM.

A partir du mois de septembre 2008, les entreprises pourront accéder à un nouveau téléservice sur le site www.net-entreprises.fr.

Les employeurs pourront effectuer une déclaration en ligne et en une seule fois (la déclaration de l'accident du travail pourra être effectuée ainsi que la formalité permettant au salarié victime de bénéficier de la gratuité des soins consécutifs à son accident).

L'échange est sécurisé et un avis de réception est adressé.

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