RESSOURCES HUMAINES

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samedi 3 décembre 2011

Le SMIC en France et ailleurs...

Le Smic augmente de 2,1% à partir du 1er décembre 2011.

Le salaire minimum passera de 9 euros brut de l'heure à 9,19 euros, pour atteindre 1. 393,82 euros brut par mois.

Cette revalorisation automatique du Smic a été calculée à partir de l'augmentation des prix à la consommation publié le 10 novembre par l'Insee + 2,1%.



soit une augmentation de 21 euros net / mois au 1er décembre.



tableau comparatif



nb : il n'y a pas de salaire minimum en Allemagne où ce sujet est exclusivement réglé par la négociation collective.

Le coût du travail en France explique en grande partie, malheureusement, la perte de compétitivité de la France dans de nombreux domaines, notamment l'industrie, pourtant pourvoyeuse jusqu'à récemment de nombreux emplois sur tout le territoire.

Pour aller plus loin : voir ici

Voir l'arrêté du 29novembre 2011 sur la revaloraisation du SMIC : ici

Une mise à jour de ces chiffres sera faites en janvier 2012 date à laquelle la hausse de 2,1% sera portée à 2,4% soit 9,22 euros / h.


mardi 13 septembre 2011

PRIME DE PARTAGE DES PROFITS

Promulguée au Journal officiel du 29 juillet 2011, la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2011 a institué la prime de partage des profits ou prime sur les dividendes, pour les entreprises de 50 salariés et plus qui ont versé aux actionnaires des dividendes en hausse par rapport à la moyenne des dividendes versés lors des deux exercices précédents.

Une circulaire du 29 juillet 2011 prenant la forme de questions/réponses reprend les principales questions soulevées par le texte, notamment l’application de cette prime aux groupe de sociétés.

Ainsi, le critère de versement des dividendes s’apprécie au niveau de la société dominante.

La circulaire aborde également les questions relatives au calcul et au versement de la prime ainsi qu’à son régime fiscal et social.

télécharger la circulaire

jeudi 30 juin 2011

La Cour de Cassation ne remet pas en cause le principe du forfait jours

En attendant une analyse de cette décision tant attendue,

ci-dessous l'arrêt de la Chambre sociale de la Cour de Cassation du 29 Juin 2011, statuant sur les conditions de validité du forfait-jours dans un cas d'espèce :

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mercredi 29 juin 2011

Forfait jours non-conforme à la charte sociale européenne : avis du CEDS



L
a fonction du Comité européen des Droits sociaux (CEDS) est de statuer en droit sur la conformité des situations nationales des Etats avec la Charte sociale européenne. Dans le cadre de la procédure de rapports nationaux, il adopte des conclusions et dans le cadre de la procédure de réclamations collectives, il adopte des décisions.

Voici ce que dit le CEDS dans son rapport de décembre 2010 au sujet du FORFAIT-JOURS Français :

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mardi 10 mai 2011

Retraite mode d'emploi

Le ministère du Travail vient de publier un guide pour répondre aux principales questions que se pose tout futur retraité : Quand partir à la retraite ? Comment calculer sa durée d’assurance ? Comment calculer sa retraite ? Quelles sont les démarches à accomplir pour faire valoir ses droits à la retraite ?

Par ailleurs, ce guide s’accompagne d’une boite à outils retraite comprenant un guide pour bien préparer sa retraite, un calendrier récapitulant l’envoi des documents nécessaires, un lexique et un répertoire des organismes à contacter.

Bonne lecture !


Open publication

samedi 12 février 2011

Plan d'action Egalité Hommes - Femmes

La loi sur les retraites (Loi du 9 nov. 2010, JO 10 nov., art. 98 à 102) prévoit qu’à compter du 1er janvier 2012, l’employeur devra payer des pénalités s’il n’est pas couvert :

  • soit par un accord sur l’égalité professionnelle prévu par le Code du travail et qui s’appuie sur les informations contenues dans le rapport égalité hommes-femmes (C. trav., art. L. 2242-5) ;

  • ou au moins par un plan d’action pour l’égalité entre les hommes et les femmes qui doit être désormais contenu dans le rapport égalité hommes-femmes ou dans le rapport unique annuel d’ensemble pour les moins de 300 salariés (C. trav., art. L. 2323-47 et L. 2323-57).

Le montant de la pénalité sera fixé par l’administration en fonction des efforts de l’entreprise et des motifs de sa défaillance.

Elle est plafonnée à 1 % des rémunérations des périodes concernées par la carence de l’entreprise.

De plus la loi enrichi le contenu du rapport.

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dimanche 3 octobre 2010

Bien être et efficacité au travail : deux notions étroitement liées ?

Un rapport de 19 pages, réalisé par des praticiens (et non des experts), a été remis au Premier ministre le 17 février 2010 : ce rapport «Bien-être et efficacité au travail» propose des mesures pour améliorer les conditions de santé psychologique au travail.

Réalisé par Henri Lachmann (Schneider Electric), Christian Larose (Conseil économique, social et environnemental), et Muriel Pénicaud (directrice des ressources humaines du groupe Danone), les auteurs arrivent à la conclusion que «ce sont les salariés qui font la performance de l’entreprise» et qu’ainsi le vrai enjeu réside dans «le bien-être des salariés et leur valorisation comme principale ressource de l’entreprise».

Je vous invite à lire ce rapport que vous pouvez télécharger ici et pour les impatients voici en synthèse les 10 propositions opérationnelles pour mieux intégrer la prévention du stress dans la démarche de prévention des risques professionnels dans les entreprises du secteur privé :

  • Impliquer, mobiliser et responsabiliser la direction générale sur les sujets humains : pour y parvenir l’évaluation de la performance doit intégrer le facteur humain, et donc la santé des salariés. C’est pourquoi, le rapport propose notamment de compléter les critères d’attribution de la rémunération variable aux managers dirigeants avec la prise en compte de la performance sociale, incluant notamment les indicateurs de santé, de sécurité et de conditions de travail (turn over, les accidents du travail, la satisfaction des salariés, la promotion interne…).

  • La santé des salariés est d’abord l’affaire des managers, elle ne s’externalise pas : même s’ils sont confrontés à des difficultés nouvelles de positionnement, les managers de proximité sont les premiers acteurs de la santé (organisation du collectif de travail, écoute, relais avec la hiérarchie…). Pour réinvestir sur la proximité du management, le rapport propose d’atténuer le caractère matriciel de certaines organisations, ainsi que de réaffirmer les compétences de décision et pas seulement d’exécution des managers de proximité.

  • Donner aux salariés les moyens de se réaliser dans le travail : restaurer des espaces de discussion et d’autonomie dans le travail, qui sont indispensables pour que les salariés puissent s’approprier leurs pratiques professionnelles et pour éviter les conflits au travail par des espaces de partage et de dialogue sur les difficultés rencontrées. Dans ce cadre, les auteurs préconisent de généraliser les espaces de discussion sur les pratiques professionnelles, de systématiser les marges d’autonomie dans l’organisation et dans les métiers les plus répétitifs et contraints, ainsi que de systématiser les recours au N+2 en cas de problème avec le supérieur hiérarchique immédiat.

  • Impliquer les partenaires sociaux dans la construction des conditions de santé : le dialogue social doit être une priorité dans l’entreprise et en dehors. Dans l’entreprise, les pistes envisagées sont de renforcer la formation des membres du CHSCT sur les sujets de santé psychologique, de donner une nouvelle légitimité à cette instance par le biais d’une élection directe de ses membres, et d’adapter ses moyens aux enjeux de sa mission.

  • La mesure induit les comportements : mesurer les conditions de santé et de sécurité au travail est une condition du développement du bien-être en entreprise. Cette démarche doit être adaptée aux problématiques de chaque entreprise et les outils utilisés doivent être suffisamment simples pour se traduire en plans d’actions.

  • Préparer et former les managers au rôle de manager : affirmer et concrétiser la responsabilité du manager vis-à-vis des équipes et des hommes. La dimension humaine doit être systématiquement intégrée dans la formation initiale des futurs managers. De leurs côtés, les entreprises doivent investir plus fortement dans les programmes de formation de leurs managers et systématiquement accompagner la promotion à un poste de manager.

  • Ne pas réduire le collectif de travail à une addition d’individus : valoriser la performance collective pour rendre les organisations de travail plus motivantes et plus efficientes. Il s’agit d’introduire des critères collectifs, et pas seulement individuels, dans la rémunération variable des managers.

  • Anticiper et prendre en compte l’impact humain des changements : tout projet de réorganisation ou de restructuration doit mesurer l’impact et la faisabilité humaine du changement. C’est pourquoi, les auteurs recommandent de faire précéder toute démarche de changement majeur d’une étude d’impact humain et d’enrichir d’un volet «santé» les différentes étapes du dialogue social dans la mise en œuvre des restructurations.

  • La santé au travail ne se limite pas aux frontières de l’entreprise : l’entreprise a un impact humain sur son environnement, en particulier sur ses fournisseurs. Les entreprises doivent veiller à ne pas transférer les risques psychosociaux sur leurs fournisseurs.

  • Ne pas laisser le salarié seul face à ses problèmes : accompagner les salariés en difficulté. Il est nécessaire de sensibiliser le plus largement possible l’ensemble des acteurs à la santé au travail et de redonner une place à l’écoute sur les lieux de travail.

Pour aller plus loin :

le rapport "bien être et efficacité au travail"

l'intervention du Premier Ministre lors de la remise du rapport

mon autre article sur le même thème

dimanche 28 février 2010

DIF et certificat de travail

La portabilité du DIF permet au salarié, dont la rupture du contrat de travail (hors faute lourde) ouvre droit à une indemnisation au titre de l’assurance chômage, de bénéficier des heures de DIF acquises et non utilisées pour se former pendant sa période de chômage ou chez son nouvel employeur.

Pour cela, le salarié doit être informé du nombre d’heures qu’il a acquises à la date de fin de contrat. Cette information doit désormais figurer sur le certificat de travail, quel que soit le mode de rupture du contrat.

Le décret n° 2010-64 du 18 janvier 2010 complète ainsi l’article D. 1243-6 du code du travail relatif aux mentions obligatoires du certificat.

Celui-ci doit mentionner :

     le solde du nombre d’heures acquises au titre du DIF non utilisées ;

Remarque : si le salarié a épuisé tous ses droits à DIF, il semble opportun de préciser que le solde est égal à zéro et non pas de supprimer purement et simplement cette mention. Il en est de même lorsque le salarié est licencié pour faute lourde (cette faute, rappelons-le, faisant perdre au salarié ses droits à DIF) : indiquez également dans cette hypothèse que le solde est égal à zéro. Mais n’évoquez en aucun cas sur le certificat la faute lourde du salarié.

D’autre part, le solde doit être calculé déduction faite non seulement des heures de DIF que le salarié a pu utiliser en cours d’exécution du contrat mais également, le cas échéant, des heures de DIF demandées pendant le préavis.

     la somme correspondant à ce solde (égale au nombre d’heures acquises multiplié par 9,15 ) ;

     et l’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) compétent pour verser cette somme.

Remarque : cet OPCA est celui dont relève l’entreprise. Il sera amené à financer les heures de DIF éventuellement utilisées par le salarié pendant sa période de chômage. L’employeur doit donc indiquer précisément le nom et les coordonnées de cet organisme.

Ces nouvelles mentions doivent obligatoirement être apposées sur tout certificat de travail remis à compter du 20 janvier 2010.

dimanche 31 janvier 2010

Janvier 2010 : Harmonisation des modalités de calcul des effectifs

Par deux décrets du 23 juin 2009, les modalités de calcul des effectifs des dispositifs suivants ont été modifiées :

·    réduction Fillon

·    déduction forfaitaire TEPA

·    participation formation professionnelle continue

·    exonération de charges apprentis

·    FNAL supplémentaire

·    versement transport


Ces modifications ont pour objectif d’unifier la méthode de détermination de l’effectif.

Concrètement, ces nouvelles modalités auront un impact à compter du 1er janvier 2010.
En effet, l’appréciation de l’effectif selon la nouvelle méthode se fera au 31 décembre 2009 pour une application en 2010.

1. Nouvelles modalités de calcul de l’effectif :

Il s’agit de constater la moyenne mensuelle de l’effectif au 31 décembre de chaque année. Pour ce calcul, il convient de prendre en compte les salariés titulaires d’un contrat de travail au dernier jour de chaque mois.

En pratique, cela revient à :
·    Calculer au dernier jour de chaque mois civil le nombre de salarié dont le contrat est en cours
Décompter les salariés selon les modalités du code du travail (art L.1111-2 et svt) ·    Additionner le nombre de salarié trouvé pour chaque mois = « Nb salariés annuel »
·    Calculer le nombre de mois civil à prendre en compte sur l’année = « Nb de mois civils effectifs»
Cela consiste à prendre 12 mois et à retrancher les mois où il n’y a aucun salarié dans l’entreprise et les mois où l’entreprise n’était pas créée
·    Calculer la moyenne mensuelle d’effectif en reprenant la formule suivante : Effectif au 31/12/N = Nb de salariés annuel/ Nb de mois civils effectifs

En cas de création en cours d’année, pour l’année civile en cours, l’effectif à la date de création est pris en compte.
Les nouvelles modalités de calcul de l’effectif ne remettent pas en cause les dispositifs relatifs au lissage des seuils, à l’assujettissement progressif ou bien encore aux échéances de paiement des contributions.

2. Impacts de l’uniformisation des modalités de calcul de l’effectif :


3 dispositifs sont particulièrement impactés :

·    le versement transport
·    le FNAL supplémentaire (la cotisation appelée à 0,4% sur le brut)
·    la participation formation continue

Versement transport

Modalités de décompte de l’effectif : Passage aux  modalités de calcul de l’effectif du Code du Travail : nouvelles modalités incluant le calcul d’une moyenne au 31/12 en fonction de l’effectif dernier jour du mois; Fin des dispositifs de variation d’effectifs et de la présomption d’assujettissement*

* L’employeur qui doit payer mensuellement ses cotisations de sécurité sociale est présumé avoir un effectif supérieur à 9 salariés dans la zone de versement de transport et donc être redevable du versement de transport. Il s’agit d’une présomption simple que l’employeur peut écarter en apportant la preuve que son effectif dans la zone transport est bien inférieur à 9 salariés.

FNAL supplémentaire (20 salariés et plus)    

Modalités de décompte de l’effectif : Passage aux nouvelles modalités incluant le calcul d’une moyenne au 31/12 en fonction de l’effectif dernier jour du mois.

Participation Formation Continue   

Modalités de décompte de l’effectif : Passage aux nouvelles modalités incluant le calcul d’une moyenne au 31/12 en fonction de l’effectif dernier jour du mois; Fin de la moyenne mensuelle en fonction des entrées et sorties.


D’autres dispositifs subissent des modifications également, mais de moindre envergure.
Ainsi, concernant la réduction Fillon et la déduction forfaitaire patronale TEPA, la seule nouveauté résulte de l’exclusion des mois où il n’y a aucun salarié. En pratique, en majeure partie, cela n’aura d’incidence que sur de petites structures à activités saisonnières.

samedi 7 novembre 2009

Bulletin de paie dématérialisé : 15 bonnes raisons d'y aller !

Le Code du travail modifié par la Loi du 12 mai 2009 donne la possibilité aux employeurs de remettre un bulletin de paie aux salariés sous forme électronique.


L'occasion pour les services RH et paie de passer à la dématérialisation de la remise du bulletin de paie ?

Voici au moins 15 bonnes raisons de franchir le pas pour le salarié, l'employeur et le développement durable !

Pour le salarié :

1 – Le bulletin de paie sous forme électronique, facilement duplicable, représente une protection contre les pertes ou destructions, par exemple dans les cas de déménagements, incendie, vol.

2 – Le bulletin de paie électronique peut être accessible à distance et donc immédiatement disponible au moment où on en a besoin et de n'importe quel endroit où l'on se trouve.

3 – Le bulletin de paie électronique facilite l’exercice des démarches en ligne en limitant les cas où une copie de cette pièce justificative doit être adressée par courrier postal.

4 – La dématérialisation des bulletins de paie facilite la conservation en s’appuyant sur des solutions plus efficaces que la traditionnelle boîte à archives incomplète et mal rangée.

5 -Le salarié n'a pas besoin de scanner son bulletin, ni de le stocker sur son disque dur avec tous les risque de pertes de données liés à ce type de stockage.

6 - La dématérialisation des bulletins de paie permet une utilisation identique au bulletin papier tout en apportant de nouveaux services.

Pour l’employeur

7– La dématérialisation des bulletins de paie contribue à la réduction des coûts sur les postes de dépense impression, mise sous pli, archivage, coûts indirects liés à la distribution sur le lieu de travail, voire coûts d'affranchissement.

8 – La dématérialisation des bulletins de paie permet au service Ressources Humaines d'optimiser ses processus et de gagner du temps pour l’accès à l’information ou la production de duplicatas.

9– La dématérialisation de la production des bulletins de paie est déjà une réalité dans les entreprises. La nouvelle Loi permet juste de mettre en œuvre la dématérialisation complète avec, en bout de chaîne, la remise du bulletin de paye sous forme électronique.

10 – La dématérialisation des bulletins de paie est une opportunité pour les entreprises de cultiver une image innovante, dynamique et attractive en phase avec les nouveaux comportements liés aux technologies numériques.

11 – La dématérialisation des bulletins de paie est un point d’entrée idéal pour démarrer un projet de portail Ressources Humaines

12 - La dématérialisation des bulletins de paie constitue une opportunité pour mettre en place ou réexaminer la conformité de l’archivage électronique des exemplaires employeur.

Pour l’employeur et le salarié

13 - La dématérialisation des bulletins de paie permet de garantir avec certitude l’identité entre l’exemplaire de l’employeur et celui de l’employé

14 - La dématérialisation des bulletins de paie est une occasion pour l’entreprise de mettre à disposition du personnel un espace personnel sécurisé (ou coffre-fort électronique)

Pour la société

15 – La dématérialisation des bulletins de paie représente une contribution au développement durable par la réduction de l'empreinte écologique (zéro papier, zéro consommation d'encre, zéro imprimante, zéro transport etc...)

samedi 17 octobre 2009

accord ou plan d'action sur l'emploi des seniors

D'ici la fin de l'année les Directions des Ressources Humaines vont pour la plupart plancher sur l'élaboration, la négociation et/ou la mise en place d'un accord ou d'un plan d'action en faveur de l'emploi des seniors, afin de ne pas tomber sous le coup d'une nouvelle taxe/cotisation dès janvier 2010 (1% de la masse salariale).

Afin d'aider ceux qui cherchent des idées ou quelques outils pour répondre à cette obligation, je vous offre sur mon blog :

  1. un modèle type d'accord (exclusivité web !)
  2. un lien vers un excellent guide pratique
Je remercie au passage le Club RH du Medef de l'ain et en particulier Paul CULTY qui l'anime avec brio, pour son autorisation de mise en ligne de ce guide exclusif.

Chers RH et DRH, maintenant c'est à vous de jouer ! avec un peu d'imagination et un bon timing, on devrait y arriver... avant le 31/12/2009 !

Partagez votre expérience sur ce blog en laissant vos commentaires.

Merci d'avance
Votre entreprise a t-elle un plan d'action pour l'emploi des seniors ?
Oui
Non

samedi 10 octobre 2009

STRESS AU TRAVAIL : PREVENIR ou GUERIR ?

Avant le 1er février 2010, les entreprises de plus de 1 000 salariés (liste ici !) sont fortement incitées à engager des négociations sur le stress au travail.

Pas de contrainte financière mais un fichier sur Internet

Le ministre souhaite que les entreprises déclinent l'accord national interprofessionnel sur le stress au travail « A défaut d'accord, précise-t-il, je demande à toutes les entreprises de 1 000 salariés d'avoir réalisé à tout le moins un diagnostic et un plan d'action à cette date ».
Aucune pénalité financière n'est, pour l'heure, prévue en cas de non application de ces mesures. Les mauvais élèves auront toutefois leurs noms sur le site internet des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE). « La première sanction, c'est la transparence », a justifié Xavier Darcos.

Que dit l'accord nationnal interprofessionnel sur le stress au travail ?

Les dispositions de l’ANI sur le stress au travail sont obligatoires pour tous les employeurs et tous les salariés.

L'accord national interprofessionnel (ANI) du 2 juillet 2008 sur le stress au travail est étendu par arrêté du 23 avril publié au JO du 6 mai 2009. Ses dispositions sont donc désormais obligatoires pour tous les employeurs, quels que soient la taille de l'entreprise et le domaine d'activité. L'accord ayant été signé par le Medef, la CGPME et l'UPA, il s'agit des employeurs de l'industrie, des commerces et services, y compris les artisans. Tous les salariés sont potentiellement concernés, quel que soit le type de contrat ou de relation d'emploi (CDD, CDI, salariés des entreprises sous-traitantes et travailleurs intérimaires).

Cet ANI, qui transpose en droit français l'accord européen du 8 octobre 2004, vise à « augmenter la prise de conscience et la compréhension du stress au travail par les employeurs, les salariés et leurs représentants », afin de « détecter, prévenir, éviter et faire face aux problèmes de stress au travail ».
L'ANI précise que les accords de branche et d'entreprise ne peuvent déroger à ses dispositions que dans un sens plus favorable aux travailleurs.
Selon l'accord, « un état de stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face. [...] L'individu est capable de gérer la pression à court terme, mais il éprouve de grandes difficultés face à une exposition prolongée ou répétée à des pressions intenses ». Le texte souligne le caractère subjectif de ce phénomène.

L'identification d'un problème de stress au travail doit passer par une analyse de « facteurs » de stress, tels que l'organisation et les processus de travail, les conditions et l'environnement de travail, la communication et des éléments subjectifs (pressions émotionnelles et sociales, etc.).

L'accord cite un certain nombre de signes pouvant révéler la présence de stress au travail tels que des niveaux élevés d'absentéisme, de rotation du personnel, d'accidents du travail. L'accord précise que le médecin du travail est une « ressource » en termes d'identification du stress au travail.

Dès qu'un problème de stress est identifié, une action doit être entreprise pour le prévenir, l'éliminer ou, à défaut, le réduire.

L'employeur doit déterminer les mesures appropriées en associant à leur mise en œuvre les représentants du personnel ou, à défaut, les travailleurs.
Il peut s'agir de mesures collectives et/ou individuelles : amélioration de l'organisation du travail, sensibilisation et formation de l'encadrement, information des salariés, etc.
Lorsque l'entreprise ne dispose pas de l'expertise requise, elle peut faire appel à une expertise externe, sans obérer le rôle du CHSCT.
Les mesures de lutte contre le stress sont régulièrement réexaminées afin d'évaluer leur efficacité et leur impact, tel qu'il ressort des indicateurs.
D’autre part, l'accord souligne qu'« il importe de tenir compte [...] de la responsabilité des employeurs dans la lutte contre les problèmes de stress au travail ». En vertu de la directive-cadre 89/391 du 12 juin 1989 sur la santé et la sécurité au travail et des articles L. 4121-1 à 5 du Code du travail, les employeurs doivent prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Cette obligation couvre également les problèmes de stress au travail dans la mesure où ils présentent un risque pour la santé et la sécurité.
Réciproquement, tous les travailleurs ont l'obligation générale de se conformer aux mesures de protection fixées par l'employeur.

mardi 29 septembre 2009

DRH : Comment répondre aux demandes d'augmentation individuelles ? (juste pour rire un peu...)


De 20 à 25 ans :
* Vous sortez de l'école,
* Vous n'avez jamais travaillé,
* Vous n'avez aucune expérience,
* Votre salaire est fixé en fonction de vos diplômes mais pas en fonction des services rendus à la société.

De 25 à 30 ans :
* Vous êtes trop jeune,
* Vous n'avez pas assez d'expérience,
* Vous allez bientôt être augmenté,
* Surtout n'hypothéquez pas votre avenir par des demandes d'augmentation trop pressantes.

De 30 à 35 ans :
* Vous allez être augmenté,
* On étudie une nouvelle échelle de fonction,
* Tous les coefficients vont être revalorisés.

De 35 à 40 ans :
* Vous devriez actualiser vos connaissances,
* Aucune augmentation pendant la restructuration, tout est bloqué, mais tout de suite après...
* Vous allez être muté, on ne peut pas vous augmenter maintenant.

De 40 à 45 ans :
* Vous avez profité de la restructuration, attendez un peu,
* Vous venez d'être muté, faites d'abord vos preuves,
* Vous devriez suivre des cours pour rénover vos connaissances.

De 45 à 50 ans :
* Vous êtes favorisé par rapport aux plus jeunes,
* Votre rendement diminue,
* Vous êtes au plafond.

De 50 à 55 ans :
* On ne peut plus vous augmenter.

De 55 à 60 ans :
* Ne venez surtout pas réclamer, on fait déjà un effort pour vous garder, mais en fait vous ne nous êtes plus utile.

dimanche 19 juillet 2009

AUGMENTATIONS GENERALES : MINI SONDAGE !

Devant la difficulté à trouver des informations sur les augmentations générales accordées en 2009 dans les entreprises, je lance un appel à témoignages.

Dites-moi ce qui a été fait dans votre entreprise cette année en matière d'augmentations générales ou individuelles, en précisant la taille de votre entreprise (et éventuellement le nom) et s'il y a eu un accord signé avec les organisations syndicales ?

Merci d'avance pour vos témoignages !

mercredi 1 juillet 2009

Emploi de salariés handicapés : nouvelles modalités de décompte











Les employeurs occupant au moins 20 salariés sont en principe tenus d’embaucher des travailleurs handicapés à hauteur de 6 % de leur effectif total ou de verser une contribution à l’AGEFIPH (C. trav., art. L. 5212-3).

 Décompte des bénéficiaires

Jusqu’à présent chaque personne qui avait été présente pendant au moins 6 mois au cours des 12 derniers mois comptait pour une unité, quelles que soient la nature et la durée de son contrat de travail (CDI, CDD, temps partiel, temps complet).
Seuls les salariés temporaires et les salariés d’entreprises extérieures étaient pris en compte à due proportion de leur temps de présence au cours des 12 mois précédents.

À partir de l’année 2009 (déclaration à souscrire avant le 15 février 2010), la condition de présence minimale de 6 mois est supprimée et la prise en compte de tous les travailleurs handicapés doit être pondérée en fonction de la durée de présence effective au cours de l’exercice (C. trav., art. L. 5212-14 ; L. no 2008-1249, 1er déc. 2008, art. 27, JO 3 déc.).

Ainsi, chaque personne est prise en compte « à due proportion de son temps de présence dans l’entreprise au cours de l’année civile », quelles que soient la nature ou la durée de son contrat de travail, dans la limite d’une unité et dans les conditions suivantes :
– les salariés dont la durée de travail est supérieure ou égale à la moitié de la durée légale ou conventionnelle sont décomptés dans la limite d’une unité. Ainsi, si le salarié est en CDI, il compte pour une unité. En revanche, s’il est en CDD de 4 mois à temps plein, il compte pour 1 x 4/12 = 0,33

– ceux dont la durée de travail est inférieure à la moitié de la durée légale ou conventionnelle sont décomptés pour une demi-unité. Dans ce cas précis, le décret du 9 juin 2009 explique comment procéder à la proratisation si le salarié n’a pas été présent toute l’année : pour le calcul du nombre de travailleurs handicapés dans l’effectif des entreprises au  titre de l’année civile, chaque demi-unité est ensuite multipliée par le nombre de jours de présence du salarié dans l’entreprise, rapporté à l’année (C. trav., art. R. 5212-1-1).

Prise en compte des stagiaires

À partir de l’année 2009 (déclaration en 2010), les employeurs pourront s’acquitter partiellement de leur obligation d’emploi en accueillant en stage (au-delà des stages de formation professionnelle admis jusqu’à présent) des personnes handicapées, dans la limite de 2 % de l’effectif total des salariés de l’entreprise.
Ainsi, sont désormais prises en compte, les personnes effectuant (C. trav., art. R. 5212-10) :
– un stage relevant de la formation professionnelle, financé par l’État ou la région (C. trav., art. L. 6341-3) ;
– un stage organisé par l’Agefiph ;
– un stage prescrit par Pôle emploi ;
– un stage à l’initiative d’un établissement scolaire (C. éduc., art. L. 331-4) ;
– un stage étudiant en entreprise relevant de l’article 9 de la loi no 2006-396 du 31 mars 2006.


Dans tous ces cas, la durée du stage doit être au moins égale à 40 heures (et non plus à 150 heures) et le stage doit faire l’objet d’une convention tripartite signée par l’entreprise, l’organisme de formation ou d’insertion et le stagiaire (C. trav., art. R. 5212-11). Cette convention sera jointe à la déclaration d’emploi.

Voir ici le decrêt précisant ces nouvelles modalités


samedi 13 juin 2009

Négociation Annuelle Obligatoire : à défaut de NAO, les allégements de charges Fillion devront être réduits de 10%


Le ministère du Travail et la Direction de la Sécurité sociale apportent des précisions sur la mise en œuvre de l’allégement Fillon et des exonérations de cotisations pour les entreprises respectant leur obligation de négocier sur les salaires.

Afin de dynamiser les négociations salariales au niveau des entreprises et des branches, la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenue du travail réserve le bénéfice plein et entier de l’allégement Fillon aux entreprises respectant leur obligation de négocier sur les salaires dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO).

Dans une circulaire commune datée du 29 mai, le ministère du Travail et la Direction de la Sécurité sociale apportent des précisions. Rappelons que les dispositions de cette loi sont applicables depuis le 1er janvier 2009.

Précisions sur l’obligation de négocier

La circulaire rappelle tout d’abord que seules sont concernées les entreprises soumises à l’obligation annuelle de négocier sur les salaires, autrement dit celles de 50 salariés et plus disposant d’une section syndicale et celles de moins de 50 salariés dans lesquelles un syndicat représentatif a désigné un délégué du personnel comme délégué syndical.


Le bénéfice total des allégements est conditionné au respect par l’employeur de son obligation d’engager chaque année une NAO portant sur les salaires effectifs. La circulaire apporte des précisions sur cette condition.

Allégements et exonérations concernés

Il s’agit des allégements généraux de cotisations dits « allégement Fillon », ainsi que des exonérations ciblées géographiquement pouvant remplacer ces allégements dans certaines zones.

Sanctions progressives

En cas de non-respect de l’engagement de NAO sur les salaires au cours d’une année civile, le montant des allégements et exonérations au titre des salaires versés cette même année est réduit de 10 %. La circulaire précise que l’entreprise devra spontanément régulariser sa situation au titre de l’année civile au cours de laquelle il n’a pas engagé la NAO. La loi étant applicable depuis le 1er janvier 2009, l’entreprise qui n’aura pas respecté en 2009 l’obligation de NAO devra opérer une diminution de 10 % sur le tableau récapitulatif des cotisations de 2009, exigible en janvier 2010.


Si l’entreprise ne respecte pas son obligation de négociation pendant trois années consécutives (par exemple en 2009, 2010, 2011), elle sera totalement privée du bénéfice des allégements et exonérations au titre des rémunérations versées au cours de la troisième année (dans l’exemple, 2011). Dans ce cas, elle devra calculer les cotisations dues au titre de l’ensemble de cette troisième année sans tenir compte desdits allégements et cotisations.

dimanche 8 février 2009

Maintien des garanties prévoyance aux CDD et salariés licenciés


Nous (professionnels de la fonction RH) avons été nombreux à nous interroger sur les modalités d’application de l’article 14 de l’ANI (Accord National Interprofessionnel), qui devait entrer en vigueur à compter du 19 janvier 2009.

  •  Rappel de l’objet de l’article 14 de l’accord du 11 janvier 2008 :

le bénéfice des garanties prévoyance et frais de santé en cas de rupture du contrat de travail non consécutive à une faute lourde.

Ce maintien de garantie est financé conjointement par l’employeur et l’ancien salarié et a vocation à s’appliquer pendant une partie de la période de chômage de l’intéressé, pour une durée minimum de 3 mois et sans pouvoir excéder un tiers de la durée du droit à indemnisation au titre du chômage.

  • La bonne nouvelle :
Compte tenu des problèmes pratiques posés par l’application concrète de cette disposition, personne n’ayant trouvé la recette miracle, il a été signé un avenant reportant l’entrée en vigueur du dispositif d’ici le 1er mai 2009.

En cliquant
  sur ce lien vous trouverez (rare !) copie de cet avenant.

  • MISE A JOUR AVRIL 2009 :

    Les discussions qui se sont déroulées vendredi 24 avril entre représentants des employeurs et des salariés n'ont pas permis de trouver un accord sur les modalités d'application du dispositif de portabilité des garanties santé et prévoyance créé par l'article 14 de l'Accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2008.

    La question de l'applicabilité de ce dernier aux salariés en CDD reste en effet au centre des débats, certaines fédérations patronales étant particulièrement inquiètes de devoir couvrir cette population.

    Les partenaires sociaux ont donc décidé de reporter au 1er juillet 2009 l'entrée en vigueur du dispositif.

  • MISE A JOUR 18 MAI 2009 :

À l’issue de la réunion, le 18 mai, sur la mise en œuvre de l’article 14 de l’ANI, trois organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et FO) ont émis un avis favorable sur le projet d’avenant.

Ce texte prévoit que les salariés, pris en charge par les Assedic, garderont le bénéfice de leurs garanties santé et prévoyance dès lors que ces droits auront « été ouverts chez le dernier employeur » et « pour des durées égales à la durée de leur dernier contrat de travail, dans la limite de neuf mois ».
Le projet d’avenant précise aussi que « le financement de ce maintien de garanties est assuré conjointement par l’ancien salarié et l’ancien employeur, dans les proportions et dans les conditions applicables aux salariés de l’entreprise ».



dimanche 11 janvier 2009

Réforme de la Formation professionnelle : signature de l'ANI du 7 janvier 2009



Mercredi 7 janvier 2009 a été signé après des nombreuses heures de négociation l’Accord National Interprofessionnel sur le développement de la formation tout au long de la vie professionnelle, la professionnalisation et la sécurisation des parcours professionnels.

Voiçi un résumé simplifié des principales modifications négociées dans cet accord.

Les modifications du plan de formation

Au niveau du plan de formation, seules deux catégories d’action subsistent et seront présentées lors de la consultation du comité d’entreprise :

  • les actions d’adaptation au poste de travail et d’évolution ou au maintien dans l’emploi dans l’entreprise, qui seront sont réalisées pendant le temps de travail ;
  • les actions liées au développement des compétences, qui pourront être réalisées hors temps de travail

Le contrat de professionnalisation

Les entreprises sont incitées à conclure des contrats de professionnalisation pour un certain nombre de public (public les plus éloignés de l’emploi et catégories définies dans le texte). Un tuteur externe pourra d’ailleurs être nommé, en accord avec l’entreprise et sous la forme d’un accompagnement ,pour gérer les problèmatiques distinctes de la formation (transport, logement, santé). La prise en charge de cet accompagnement se fera sous forme de convention entre l’Opca, Pôle Emploi, l’Etat, les Régions ou les départements.

Les dispositifs du DIF et CIF

Concernant le DIF et le CIF, un groupe de travail paritaire est chargé de formuler des propositions pour optimiser ces dispositifs pour que chaque salarié puisse vraiment être acteur de son évolution professionnelle. Ce groupe doit être formé avant le 31 janvier et rendra ses conclusions le 30 avril. Sur la base de ces conclusions, un avenant à l’ANI du 7 janvier sera négocié.

La sécurisation des parcours professionnels et la formation

L’ANI  prévoit également un mécanisme de financement de la portabilité du Droit individuel à la formation pour gérer les ruptures de contrat de travail ouvrant droit à prise en charge par le régime d’assurance-chômage.

Un dispositif de formation initiale différée, mis en oeuvre notamment par le CIF est rajouté.  Les salariés, qui ont arrêté leur formation initiale avant ou au terme du premier cycle de l’enseignement supérieur, et en priorité ceux qui n’ont pas obtenu de qualification professionnelle reconnue, pourront grâce à lui accéder à une formation qualifiante ou diplômante d’une durée totale maximale d’un an.

L’ANI fournit également des précisions sur le bilan d’étape professionnel, prévu dans le cadre de l’accord national interprofessionnel sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) du 14 novembre 2008 pour contribuer à la sécurisation des parcours professionnels.

Tout salarié qui le souhaite pourra aussi établir son passeport formation sur la base du modèle élaboré et mis à jour par le Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP). Il sera mis en ligne sur le site internet et du FPSPP et sur ceux des Opca et des Opacif.

Les partenaires sociaux mettent également l’accent sur la nécessité d’anticipation en terme de métiers et de qualifications, ce qui passe par :

  • une amélioration de la lisibilité des différentes certifications professionnelles
  • le développement de la validation des acquis de l’expérience (VAE)
  • le développement des travaux conduits par les observatoires prospectifs des métiers et des qualifications
  • la meilleur diffusion et communication de ces travaux
  • Un travail sur l’acquisition d’un socle commun de compétences (aptitude à travailler en équipe, la maîtrise des outils informatiques et bureautiques, pratique de l’anglais)

Qualification et requalification

Les partenaires sociaux souhaitent accroître les actions au bénéfice des individus fragilisés sur le marché de l’emploi. L’objectif annoncé est de former en plus 500 salariés parmi les moins qualifiés et 200 000 demandeurs d’emploi. Le financement de ces actions pourra venir notamment des Fonds Paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) par le biais des OPCA.

OPCA : plus de transparence et de conseils aux entreprises

Les missions des OPCA sont reprécisées (collecte, de gestion, de mutualisation et de financement des actions de formation) et le texte insiste fortement sur leur rôle d’information et de conseil auprès des entreprises. Il précise également que la transparence des activités des Opca et des Opacif doit être renforcée.

Gouvernance de la formation

Une distinction est faite entre :

  • ceux qui ont la responsabilité du suivi et de la mise en œuvre des politiques 
  • ceux qui ont la responsabilité de l’application de ces modalités auprès des entreprises et des salariés

L’ANI prévoit également la création du Conseil national d’évaluations de la formation pour  :

  • mener ou faire réaliser tous travaux d’évaluation concernant les politiques paritaires de formation professionnelle
  • mesurer le niveau de formation des publics concernés par les politiques de formation professionnelle, en particulier la maîtrise du socle de compétences
  • évaluer la satisfaction des entreprises et des différents publics bénéficiaires


Déclaration d'Emploi des Travailleurs Handicapés

Délai supplémentaire pour la déclaration obligatoire d'emploi des travailleurs handicapés sur Internet


Les entreprises dont l'effectif est au moins égal à 20 salariés doivent remplir chaque année une déclaration obligatoire d'emploi de travailleurs handicapés (DOETH), à adresser à la direction départementale du travail le 15 février au plus tard. Le cas échéant, l'entreprise doit également s'être acquittée, au plus tard à cette date, de sa contribution auprès de l'AGEFIPH.

Les entreprises qui ont déjà effectué une déclaration l'an passé bénéficient d'un délai supplémentaire, jusqu'au 28 février, si elles choisissent de déclarer leur DOETH en ligne et de télépayer leur contribution. Attention, l'ouverture de la télédéclaration est prévue le 15 janvier 2009.

Temps de travail & Durée du travail

Vous vous posez des questions sur ces sujets ?

Vous voulez connaitre les définitions du temps de travail effectif et de repos ?

Qu'est-ce que l'astreinte ?

Quels sont les différents modes d'organisation du temps de travail ?

Les modalités de mise en oeuvre du compte épargne temps ?

Toutes les réponses à ces questions et à bien d'autres sur cet excellent billet que je vous conseille : Temps et durée du travail

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